Assemblée nationale: nouveau pavillon d’accueil déjà patrimonial

Provencher_Roy et GLCRM Architectes signent la première modification architecturale de l’Assemblée nationale en 130 ans: un nouveau pavillon d’accueil. Regard sur cet édifice hautement significatif sur lequel tous les yeux des Québécois et Québécoises sont maintenant rivés à 13h chaque jour.

Le patrimoine unique que comporte le bâtiment a guidé la réflexion des architectes. Ils ont notamment souhaité préserver la symétrie, indice des racines architecturales françaises de l’édifice. «L’idée en soi, c’était de respecter le caractère français de l’Assemblée nationale. C’est un bâtiment qui est très symétrique, qui a des forces qu’on peut retrouver en Europe, particulièrement au Louvre. C’est la même formalité, la même organisation, la même stratégie», dit Claude Provencher, architecte associé principal et cofondateur de Provencher_Roy.

Pour ne pas perturber le narratif iconographique que comporte la façade, le nouveau pavillon a été enfoui sous terre. «L’idée de fond c’était de faire un non-bâtiment, dit Matthieu Geoffrion, architecte associé de Provencher_Roy. On voulait toujours conserver l’idée que le bâtiment principal c’est l’hôtel du Parlement existant, puis on voulait que les citoyens et les citoyennes se rapprochent le plus possible de la façade.» 

L’emmarchement existant de l’escalier central a permis de créer une entrée équilibrée, bien intégrée à la structure. Les visiteurs et visiteuses commencent ainsi leur parcours vers l’agora citoyenne en déambulant sur une rampe spiralée de 300 m. L’espace circulaire au pied de la rampe devient un lieu de rassemblement, synonyme de l’identité citoyenne. L’agora est surmontée d’un oculus qui pointe directement sur la tour centrale de l'Assemblée.

En bordure de la rampe, des fresques perforées présentent le parcours politique du Québec. «Les trous sont des perforations avec différentes profondeurs qui permettent de faire ressurgir les images. Lorsque les perforations sont plus profondes, elles sont plus noires et passent à travers le panneau, ce qui permet de créer des retours d’air pour aérer l’agora.», dit Nicolas Demers-Stoddart, architecte associé de Provencher_Roy.

Élévation du mur narratif historique

Crédit photo : Provencer_Roy

D’autres oeuvres égaient la visite des nouveaux espaces. Par exemple, Le Spectre des Lumière de Jonathan Villeneuve habille le tunnel qui relie l’agora à l’hôtel du Parlement. L’oeuvre en son et en lumière symbolise le mouvement vers l’avant et invite à la traversée.

Le pavillon d’accueil de l’Assemblée nationale du Québec, certifié LEED Argent, est finaliste aux Prix d'excellence en architecture 2020 de l'Ordre des Architectes du Québec.

Crédits photos: Olivier Blouin, Stéphane Groleau

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