Regard biophilique sur une maison de ville avec salle de jeu suspendue

Datant de 1978, cette résidence de Westmount a été complètement mise à jour pour répondre aux besoins d’une jeune famille et ce fut l’occasion de reconnecter l’espace avec l’environnement. La lucarne percée sur toute la longueur de la maison et l’imposant atrium de 32 pieds ont guidé ce projet de RobitailleCurtis. Retour sur ce design avec un oeil biophilique.

« L’objectif du projet était de mettre en valeur l’atrium et de ne pas bloquer la luminosité provenant du puits de lumière. La présence de l’atrium en soi était une opportunité intéressante pour créer une expérience sensorielle », souligne l’architecte Andrew Curtis.

L’équipe de RobitailleCurtis composée d’architectes de paysage et d’architectes amène intuitivement la nature dans ses projets. Le design biophilique pouvant être décrit comme un aménagement inspiré de la nature pour améliorer la qualité de vie des usagers semble ainsi bien présent dans les projets de la firme. 

Dans cette maison de ville, l'atrium, soit l'espace ouvert sous le puit de lumière, a été agrandi. Il apporte une lumière dynamique et diffuse dans l’espace comme le propose l’un des modèles du guide 14 patterns of biophilic design (Terrapin Bright Green).

crédit photo : Marc Cramer

Un carré de maille de trapèze a été tendu à travers l’atrium, au troisième étage, dans une zone adjacente à la salle de jeu et aux chambres des enfants. Cet élément évite la nécessité d’une rambarde et laisse entrer abondamment la lumière jusqu’au rez-de-chaussée. Il apporte aussi une impression ludique à l’espace. Le « plancher » en filet, ainsi que le pont qui mène à la chambre des maîtres au second étage semblent incarner le modèle de design biophilique qui invite à intégrer la notion de risque perçu. Ces détails du design éveillent la curiosité et invitent à explorer l’espace.

CRÉDIT PHOTO : ADRIEN WILLIAMS

CRÉDIT PHOTO : ADRIEN WILLIAMS

Plutôt que des garde-corps encadrant l’escalier central, des lattes en sapin Douglas s’étirent du premier au troisième étage et animent le volume vertical. Ils contrastent avec la menuiserie laquée blanche, sans obstruer complètement la vue. « Le bois naturel aide à définir le volume et guide l’oeil vers le haut », ajoute Andrew Curtis. Le bois crée ainsi un effet de perspective qui guide le regard vers l’extérieur, tel le point de fuite dessinant la cime des arbres en forêt.

Au rez-de-chaussée, le plan a été ouvert, permettant de part et d’autre de l’espace une connexion visuelle et physique au jardin tel que le suggère la biophilie. Il était cependant nécessaire que la cuisine et le salon puissent être fermés, vu la cohabitation des propriétaires avec des animaux de compagnie. Pour ne pas briser la relation avec l’extérieur, des portes coulissantes en verre côté salon et un rideau maillé métallique côté cuisine ont simplement été intégrés.

Cette demeure familiale urbaine imprégnée des principes de la biophilie contribue au bien-être de ses occupants grâce à son design harmonieux et complet qui reproduit l’expérience sensorielle d’une marche en nature.

Crédit photo : Adrien Williams

 

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Crédit photo de couverture : Adrien Williams

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