Le projet Rivard par L'Abri : inviter la lumière

Le projet Rivard, conçu et construit par la firme d’architecture montréalaise L’Abri, résulte de la transformation d’un duplex en maison unifamiliale où la lumière s’invite abondamment grâce à des gestes architecturaux judicieusement posés. 

Afin de contrecarrer la faible entrée de lumière naturelle caractéristique des habitations urbaines mitoyennes, les architectes de L’Abri ont décidé d'articuler le projet Rivard autour d’une grande percée verticale surplombée par un puits de lumière linéaire. « Dès le début du projet, on s’est demandé comment faire entrer la lumière au centre du bâtiment. Nous aimons beaucoup travailler cette dimension dans nos projets, et dans ce cas-ci, ça a vraiment été la ligne directrice», explique Francis M. Labrecque, architecte à L'Abri.

Crédit photo : Jack Jérôme

Au centre du projet, cette ouverture double hauteur abrite l’escalier et permet à la lumière naturelle de voyager librement sur les deux étages de la maison. La salle de bain jouxtée à la chambre des maîtres possède également une entrée de lumière zénithale qui contribue au confort et au bien-être des habitants de la maison.

Toujours dans l’idée d’optimiser l’apport lumineux dans la résidence, plusieurs éléments architecturaux ont été ajourés, comme la passerelle en lattes de bois à l’étage, les garde-corps de l’escalier ou bien la paroi faisant office de banc située dans l’entrée. « Nous avons essayé d’ouvrir l’espace le plus possible. C'est le cas par exemple du plancher au niveau de la passerelle qui laisse passer la lumière et illumine la grande aire de vie du rez-de-chaussée », précise Francis Labrecque. En plus de faciliter la circulation de la lumière, ces éléments linéaires créent un dialogue spatial plutôt fort et constituent l’identité architecturale du projet.

La palette de couleurs des matériaux et des finis propose quant à elle un camaïeu de teintes neutres qui met en valeur la lumière ambiante. Le blanc et les tons pâles sont prédominants dans l’ensemble du projet, alors que certains éléments en bois se détachent visuellement. Pour Francis Labrecque, l’utilisation du merisier et de l’érable naturel représente un clin d’œil au passé de la maison. « Nous avons décidé de travailler avec ces essences qui se retrouvent dans l’ensemble des maisons ouvrières de Montréal, et nous en avons réinterprété l’usage habituel. »

Lors de la réalisation de ce projet tout en finesse, l’équipe de L’Abri a pu compter sur le savoir-faire de l’ébéniste Blaise Geoffrion, qui a notamment réalisé la paroi de l’entrée ainsi que la passerelle de l’étage. 

Crédit photo d'ouverture : Jack Jérôme

comments powered by Disqus