CRISP: Salon de barbier brutaliste

Le deuxième local de CRISP, salon de barbier montréalais, est situé dans un espace similaire à un tunnel de 700 pi2, dans le quartier Saint-Henri. Coup d’oeil sur le design brut au langage mécanique signé IVY Studio.

Les hautes graminées qui cachent la plupart des perspectives donnent une allure mystérieuse au local d’un point de vue extérieur. 

«On sentait que le local était déjà assez timide et la façade assez réduite. On a voulu conserver cette intimité, tout en ajoutant un élément attirant à la vitrine. Le nom CRISP étant plus connu, vu le premier salon déjà ouvert à Pointe-Saint-Charles, on pouvait se permettre un certain mystère cette fois», explique Philip Staszewski, architecte du studio IVY.

Plan

Le plan en longueur a limité les options pour les concepteurs. «Une seule disposition semblait évident dans cet espace», indique l’architecte. «On a décidé de mettre en emphase l’effet “tunnel” en unissant les stations de barbier avec des tablettes continues. Ça devient une longue intervention plutôt qu'une série répétitive.»

Une seule étagère en acier brut et un miroir couvrent ainsi la totalité d’un mur de 40 pi de long. 

Pour s'harmoniser avec la dalle existante et renforcer l’impression d’un tunnel de béton, les murs sont enduits d'une peinture de faux fini faite à la main. «Comme dans un "bunker"», illustre Philip Staszewski. «La couleur et la tonalité de la peinture sont directement tirées du plancher.»

L’insertion de roches blanches en bordure des murs et les graminées amènent l’extérieur à l’intérieur. Ces éléments contrastent avec la palette brute généralisée. Les tons beiges de la végétation séchée arborent les seules couleurs dans l’espace.

«Le propriétaire aimait bien la présence des plantes dans le premier salon. On voulait donc conserver cette ambiance, mais avec d'autres éléments. L'inspiration derrière la marque de CRISP a toujours été un minimalisme inspiré des projets japonais, donc les petites roches en bordure cadraient parfaitement avec l'image voulue», ajoute Philip Staszewski.

L’aménagement aux inspirations japonaises demeure simple: un comptoir de service, six chaises de barbier et des sièges supplémentaires pour les clients qui attendent. Tout le mobilier est conçu sur mesure par IVY. Composé presque entièrement de plaques d'acier brut doublées, un langage mécanique unit le comptoir, les étagères et les bancs.

«L'intention était de créer un mobilier très brut en matérialité, mais raffiné dans sa forme et ses détails», dit Philip Staszewski. «Ce projet est très simple en termes d'aménagement, alors on voulait créer un langage unique dans le mobilier qui allait créer l'identité de l'espace.»

Crédit photo: Alex Lesage

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