Agriculture urbaine: aménager un potager chez soi

L’agriculture urbaine est une solution intéressante pour (re)mettre en contact les citadins avec la nature, d’autant plus aujourd’hui en période de confinement. Pour verdir une cour, un balcon ou un toit, Orlane Panet, cofondatrice de MicroHabitat, partage ses astuces.

Orlane Panet

ID/ La première question à se poser si on souhaite aménager un petit espace vert chez soi?

OP/ On commence par se demander où sera le potager. On étudie l’ensoleillement (un potager bénéficie idéalement de 6 heures ou plus de soleil par jour) et l’espace disponible.  On peut optimiser un mûr et une balustrade à l’aide de pots muraux. Soyez créatifs, il est possible de créer des jardins même dans de petits espaces!

ID/ La 2e étape vers un potager à la maison?

Il faut penser à ce qu’on cultivera. Sélectionnez les variétés que vous aimez manger ou cultiver. Vous pourrez ensuite faire vos recherches et choisir des cultures selon leurs besoins et votre espace. Consultez des marchands locaux pour vos achats. Pendant le confinement, plusieurs semenciers, pépinières et entreprises d’agriculture urbaine offrent la livraison à domicile. Compte tenu du climat québécois, il est idéal d’avoir des plants (semis) pour débuter les cultures et ainsi accélérer l’arrivée des récoltes. 

ID/ Un conseil design pour un balcon, une cour ou un petit coin de toit vert?

OP/ L’utilisation de pots en géotextiles! On peut facilement créer des aménagements à faible coût, au sol ou à la verticale, sur des murs ou des balustrades. Plusieurs tailles et modèles existent pour les petits espaces. Vu leur conception en textile, les pots sont plus légers et peuvent être laissés à l’extérieur avec la terre dedans durant l’hiver, contrairement aux pots de terre cuite ou plastique qui risqueraient d’éclater avec le gel. Ces pots permettent aussi une bonne aération du sol et des racines. On peut donc cultiver jusqu’à 2 pieds de tomates et 50 oignons dans pot de 60 cm de diamètre et 45 cm de hauteur.

ID/ Quels avantages offrent un petit aménagement comestible à la maison?

OP/ L’accès à des produits ultra-frais! Sans transport de la cueillette à votre assiette, vous réduirez aussi l’impact environnemental de vos aliments. Vous pourrez découvrir une panoplie de produits locaux qui ne se trouvent pas en épicerie. Favorisez des variétés rustiques ou ancestrales pour avoir des cultures bien adaptées à notre climat et pour découvrir des produits savoureux! Finalement, vous réduisez le gaspillage en cueillant juste ce dont vous aurez besoin pour vos repas.

ID/ Quelles plantes choisir pour leur esthétique incontestable dans un aménagement extérieur?

OP/ L’agastache, dans la famille de la menthe. Elle est très productive et aura une apparence touffue avec un feuillage vert et de petites fleurs mauves: parfaite pour garnir un pot ou créer un bosquet. Elle peut-être plantée avec le basilic afin d’éloigner les insectes ravageurs friands de la fine herbe. L’agastache est comestible, avec un goût anisé. À consommer cru en salade, ou séchée en tisane.

Il y a aussi le haricot grimpant: Parfait pour ajouter de la verdure à une clôture. Assurez-vous d’avoir une structure dès la plantation des haricots puisqu’ils grimpent rapidement. Bon fixateur d’azote, le haricot peut être planté avec la tomate. Il s’attachera au tuteur du plant de tomates. Assurez-vous d’avoir un tuteur solide, comme des tiges de bambous.

Haricots, plants de tomates et récoltes

Agastache, basilic pourpre et basilic Genovese

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L’entreprise d’agriculture urbaine MicroHabitat offre un service clé en main de fermier urbain afin de transformer les espaces commerciaux extérieurs en potagers écologiques.

 

Crédits photos: MicroHabitat

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