Après une première édition qui a rassemblé la communauté de l’architecture et du design autour d’une programmation ouverte et gratuite sur la création montréalaise, la Semaine Design de Montréal prépare son retour du 27 mai au 4 juin 2027. Pour cette deuxième édition, l’événement organisé par l'OBNL Archi-Design QC et présenté par Tafisa dévoile une nouvelle identité visuelle, conçue pour incarner son évolution tout en réaffirmant son ancrage dans la scène créative locale.

Sous le thème Empreinte, ce qui demeure, l'édition 2027 explore les traces que le design laisse dans les espaces, les usages et l’imaginaire collectif. Au-delà des objets et des lieux, il est question de ce qui perdure, se transforme et se transmet, révélant la capacité de la création à façonner notre rapport au monde. Une thématique qui trouve également écho dans l’identité graphique de l’événement, pensée pour traduire visuellement cette notion de trace et de continuité.
Bryan-K Lamonde
Directeur de création ET CO-FONDATEUR, Principal
Comment donner une forme visuelle à cette intention, tout en affirmant la singularité de la Semaine Design de Montréal ? Bryan-K Lamonde, directeur de création chez Principal, revient sur les réflexions et les choix qui ont guidé la conception de cette nouvelle image.
ID/ Quelle attitude doit représenter la Semaine Design de Montréal? Au-delà des couleurs, des formes et de la typographie, quelle personnalité cherchez-vous à faire émerger à travers cette nouvelle itération de l’identité?
BKL/ C’est une posture intéressante de créer une identité pour un ensemble de créateurs. Faire du design pour des designers! On veut magnifier le travail exceptionnel de nos talents d’ici, tout en développant une voix forte et reconnaissable, capable de rejoindre différents publics.
On cherche un équilibre entre la vitalité du design montréalais, électrique, créatif, audacieux, et le caractère plus classique et intemporel qui existe dans les racines mêmes du design. L’idée, c’est de bâtir tranquillement une marque qui pourra vivre au-delà de chacune de ses éditions.

ID/ Une identité forte doit-elle savoir se transformer pour durer? Après une première édition qui a posé les bases de la Semaine Design de Montréal, comment avez-vous fait évoluer son langage sans perdre ce qui la rend reconnaissable?
BKL/ Je crois qu’une marque doit évoluer pour rester pertinente. Tout est dans l’équilibre entre ce qui change et ce qui reste. Si on change tous les paramètres visuels chaque année, c’est difficile de bâtir une reconnaissance.
Chez Principal, la typographie est souvent notre ancrage le plus puissant. On conserve cette année James, une police très typée qui chatouille les clichés du design italien avec son élégance et sa construction atypique. On l’équilibre avec Office Sans, qui rappelle Univers, une classique moderniste notamment utilisée par la Ville de Montréal et les Jeux olympiques de Montréal de 1976.

ID/ Pourquoi est-il important qu’une "Design Week" donne au design graphique une place aussi assumée que l’architecture, l’objet, l’intérieur ou la scénographie? Qu’est-ce que cette discipline apporte à une réflexion plus large sur la culture du design?
BKL/ Je crois que le design graphique se met plus difficilement en scène qu’une lampe, une chaise ou une architecture. Il est plus immatériel, d’une certaine façon. Évidemment, on peut penser au livre, à l’affiche ou au packaging, mais ils entrent dans nos vies autrement.
Pour moi, le design graphique joue surtout un rôle d’amplificateur. Il aide l’architecture, l’objet ou la scénographie à se faire découvrir, à devenir désirables et à créer tout un univers autour d’eux. Je le vois davantage comme un amplificateur que comme un acteur sur scène. Et c’est un peu le rôle que Principal joue dans la Semaine Design.
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ID/ « Empreinte : ce qui demeure » est le thème de cette deuxième édition. Comment cette idée de trace, de mémoire et de permanence s’est-elle glissée dans votre manière de faire évoluer l’identité?
BKL/ L’idée de l’empreinte nous a inspirés tout de suite. On a articulé le langage visuel autour de trois catégories : les objets du quotidien, les objets de créateurs et les objets qui nous servent à concevoir. On a ensuite extrait ces objets de leur contexte pour en faire une collection d’artéfacts visuels. Avec un traitement graphique commun, ils viennent se superposer à la typographie, comme une sorte d’énumération visuelle qui traverse toute la campagne.
Jérémy Le Chatelier, Exposition Matière Sensible
Description
Comment faire partie de la programmation en 2027?
Intégrer la programmation officielle de la 2e édition de la Semaine Design de Montréal, c’est prendre part à un événement qui rassemble, connecte et propulse le milieu, en bénéficiant de son large rayonnement local et international.
Pour intégrer le programme, plusieurs voies existent, selon votre statut :
→ Surveillez l'Appel à participation (gratuit, à venir)
→ Devenez une Adresse officielle
→ Soyez un partenaire institutionnel
Pour en savoir plus, consultez le Guide du participant au programme de la Semaine Design de Montréal 2027.
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Crédit designers en bannière: Harrison Fun Studio ; Jeremy Le Chatelier ; David Raymond ; Samuel Pasquie




