Villes intelligentes : Copenhague, verte et connectée

Comment la technologie et le design sont-ils mis au service des métropoles de demain et comment s’en inspirer ? L’exemple de Copenhague.

Transport intelligent

Avec un objectif de carboneutralité d’ici 2025, Copenhague a troqué son titre de ville pour celui de laboratoire urbain et de capitale du vélo. Elle n’a d’ailleurs pas fini de prôner l’usage du ''deux-roues'' (et de décourager au passage l’usage de l’automobile). Déneigées en hiver, les pistes cyclables sont empruntées par 75 à 80 % des cyclistes toute l’année. Le but étant d’atteindre 100%, la ville a mis en place des feux de circulation se synchronisant aux vélos, soit environ à 20 km/heure en direction du centre-ville le matin et dans le sens opposé le soir.

Et on ne s’arrête pas là, Copenhague veut maintenant mettre en place une signalisation capable de capter et transmettre des informations sur les cyclistes et les bus, afin de rendre leur circulation plus fluide. Le système permettra de connaître la vitesse et la position des cyclistes, le nombre de passagers et les retards éventuels des bus, pour un transit encore plus efficace. Les pistes se multiplient évidemment, pour couvrir plus de distances et sont surtout, pensées en fonction du ''bien-être'' de l’utilisateur. Après tout, comme le soulignent les responsables de la ville, si on invite les habitants à faire du vélo en rendant les pistes plus sécuritaires et agréables, il y a plus de chances qu’ils optent pour cette solution...

Incubateur de technologies

Comme l’explique Steen Christiansen, maire de Albertslund, une petite municipalité en banlieue de Copenhague, le but de la ville intelligente est de simplifier la vie des concitoyens, ce qui demandent l’implication des habitants, mais aussi des entreprises et des universités. C’est pourquoi la ville a mis en place des Living Labs, ou des laboratoires d’applications et de solutions technologiques, comme le Copenhagen Solutions Lab.

La capitale s’est ainsi dotée d’un ''quartier intelligent'' disposant de capteurs analysant notamment la qualité de l'air, prévenant les orages et simplifiant le stationnement aux automobilistes pour contribuer à réduire les émissions de CO2.

Connecter le mobilier urbain

Même les camions-poubelles deviennent plus futés avec une application permettant aux poubelles de signaler où et quand passer aux camions. Quant à l’éclairage des rues, la capitale et le DOLL (Danish outdoor lights lab, organisme aujourd’hui financé par les entreprises qui font des tests dans le quartier) testent des technologies pour réduire la consommation énergétique liée à l’éclairage urbain. 20 000 lampadaires ont ainsi été munis de lampes à LED et d’un système veillant à régler l’éclairage en fonction de l’heure de la journée ou à l’approche d’un véhicule (un principe rappelant celui de la Smart Highway). Résultat, les communes économiseraient 70 % d’énergie, rien qu’avec cette brillante initiative. Et on ne vous parle même pas des stratégies du EnergyLab Nordhavn, dédié à trouver des solutions au plan de l’approvisionnement énergétique de la ville...

Prochaine étape ? Créer une plateforme d’échange des mégadonnées pour une meilleure gestion des enjeux urbains, que ce soit ses espaces de stationnements, mais aussi l’énergie, l’eau, la pollution, etc., pour une ville non seulement plus intelligente, mais aussi réellement, collaborative.

* Ce texte fait partie d'une série d'articles sur les expériences inspirantes en technologie, présentée par TKNL.

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