Kartell s’installe à Montréal ce printemps

En visite au Salon Del Mobile de Milan, Index-Design a rencontré Lorenza Luti, directrice marketing de Kartell pour discuter de l’ouverture prochaine de la boutique Kartell dans le quartier Griffintown.

ID – Pourquoi avez-vous décidé d’ouvrir une boutique Kartell à Montréal ?

LL – Depuis un peu plus de 10 ans, Kartell a installé différentes boutiques et Shop in Shop à travers le monde. L’idée a toujours été de positionner Kartell graduellement dans toutes les villes importantes. C’est finalement après 135 boutiques et points de vente Kartell que nous arrivons au Canada, plus spécialement à Montréal. Normalement, nous débutons avec une salle d’exposition Kartell (flagship store) dans la capitale et nous poursuivons dans les villes les plus importantes. Par la suite, nous ajoutons des Shop in Shop dans les boutiques établies avec qui nous avons une bonne relation. Ce sera le cas pour Montréal. Nous poursuivrons le développement de Kartell à Toronto avec un Pop-up Store. Finalement, nous ouvrirons un site Internet transactionnel pour permettre aux designers et architectes canadiens de faire leur commande en ligne.

ID – Vous ouvrirez donc une boutique à Montréal avant d’ouvrir à Toronto ?

LL – Oui, effectivement. En fait, nous souhaitons ouvrir deux boutiques, une à Montréal et l’autre à Toronto. C’est une question de localisation, nous avons trouvé l’endroit à Montréal avant de trouver celui à Toronto. La boutique montréalaise sera située au 1120, rue Wellington dans le quartier Griffintown. Elle n’est pas très grande, mais idéale pour nos besoins. Nous aurons également une très belle terrasse qui sera ouverte de mai à octobre devant la boutique. Ce sera très agréable comme endroit. L’idée est aussi de changer la vitrine quatre à cinq fois par année selon les campagnes mondiales afin de présenter les nouveaux produits et les best sellers.

ID – Parlant de nouveaux produits, est-ce que tous les produits présentés au Salone Del Mobile sont à l’étape du prototype ou certains seront mis en marché prochainement ?

LL – Une dizaine de produits seront lancés dans les prochains mois, d’autres sont encore à l’étape du prototype. Ils seront graduellement sur le marché dans les prochaines années. Une fois lancée, un produit Kartell est disponible dans tous les pays où nous sommes présents. Par exemple, la lampe Aledin par Alberto et Francesco Meda sortira prochainement. Nous sommes déjà à l’étape du moule. Si tout ce passe bien, le produit sera sur le marché l’année prochaine dès janvier. Pour l’ouverture de la boutique à Montréal, nous aurons le sofa Uncle Jack par Philippe Starck que nous avons lancé l’année dernière. Nous aurons également des bestsellers tels que la chaise masters par Philippe Starck et Eugeni Quitllet, la famille de produits Ghost ainsi que la table d’appoint Componibile d’Anna Castelli Ferrieri. Certains produits, comme cette table d’appoint, ont une très longue vie.

ID – Comment faites-vous la sélection des designers avec qui vous développez vos produits ?

LL – Tout commence avec la relation que nous avons avec les designers. Mon père les rencontre d’abord pour discuter et pour établir cette relation avant même de parler de la conception d’un produit. En fait, la première rencontre n’est jamais pour discuter d’un produit en particulier. C’est plutôt pour établir une relation et évaluer si de part et d’autres, nous souhaitons travailler ensemble. C’est aussi pour que le designer comprenne comment nous travaillons, pour savoir si nous avons la même philosophie, bref pour expliquer en profondeur qui est Kartell. Ensuite, lorsque la relation est bien établie, les designers commencent à créer et à trouver leur voie. Nous ne les briefons pas trop. Nous pensons que si nous donnons un brief trop serré, nous perdrons de leur créativité. Ainsi, chaque designer trouve sa propre voie pour créer à l’intérieur de Kartell.

ID – Pour terminer, quel serait votre plus grand rêve pour Kartell ?

LL – Notre rêve serait que l’on puisse retrouver un produit Kartell dans chaque maison. Nous aimons le fait que nos objets fassent partie d’environnements plus éclectiques, que chaque personne l’interprète à sa façon.

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